La photo de voyage : destination Viêt Nam

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07/12/2017


Je suis parti au Vietnam en septembre, une bonne saison pour voyager dans le pays en évitant les grosses chaleurs et les inconvénients des pluies de mousson. Et surtout, avais-je lu, septembre est le mois de prédilection des photographes, avec de superbes lumières dorées dans les montagnes du nord, où le riz arrive à maturité et où les minorités en habits traditionnels sont occupées par les travaux de la moisson. Pour préparer ce voyage sur mesure au Vietnam, j’ai eu recours aux services d’une agence locale, ce qui me permettait d’éviter des frais supplémentaires dus aux intermédiaires, mais aussi d’avoir sur place la garantie d’une flexibilité maximale et la certitude de bénéficier de l’assistance de gens de terrain, réactifs et susceptibles de m’indiquer les bons coins, les bons plans, les sites moins connus…Je n’ai pas été déçu.

 

La « route des photographes » au nord Vietnam

Nord-Vietnam1

 

Je suis parti pour quinze jours, avec un programme qui peut paraître limité, mais mon objectif n’était pas de « faire » le Viêt Nam et d’accumuler les visites. Je voulais échapper à la tyrannie des horaires, avoir le temps de m’arrêter, d’emprunter les bifurcations et de prolonger une rencontre de hasard. Je suis resté dans le nord du pays. La première semaine a été consacrée à la visite de Hanoi, la capitale, avec une escapade dans la province de Ninh Binh. La deuxième semaine, je suis parti à la découverte des montagnes du nord. Sur les conseils de l’agence, avertie de mes lubies de photographe, j’avais mis au point un circuit qui devait me conduire à Bac Ha, une petite ville d’altitude qui est au point de départ de randonnées qui permettent de se rendre dans les marchés alentour, fréquentés par les nombreuses ethnies qui peuplent la région. Je devais regagner Hanoi par une route qui m’est apparue d’emblée pleine de promesses, puisque dite « route des photographes », qui passait par les villages de Mu Cang Chai et de Nghia Lo.

 

Hanoi en noir et blanc

Hanoi m’a beaucoup séduit. Pour la street photography et le noir et blanc, c’est un enchantement. L’inspiration est à chaque coin de rue…Le guide de l’agence m’a permis de découvrir les méandres de la Vieille ville, les corridors qui forment un labyrinthe entre les fameuses maisons-tubes, les cérémonies dans les temples dissimulés au regard du passant. Chaque heure offre des opportunités différentes : l’animation très matinale dans les parcs et autour des lacs, où les habitants se livrent à leurs exercices de gymnastique quotidienne, l’activité autour du marché Dong Xuan, près du fameux pont Doumer (Long Biên), construit par la compagnie Eiffel, et qui enjambe le fleuve Rouge. Même la nuit est propice aux errances photographiques, avec l’ambiance si particulière des rues désertées par les milliers de motocyclettes, rendues au silence, et où les éclairages donnent une présence mystérieuse et frémissante aux vieilles maisons coloniales et aux frondaisons des arbres centenaires. A une centaine de Km au sud de Hanoi, dans la province de Ninh Binh, le site de Tam Coc, surnommé la « baie d’Along terrestre » est un autre trésor pour le photographe. Plusieurs films ont d’ailleurs été tournés sur les lieux, Indochine et tout récemment le blockbuster hollywoodien Kong : Skull Island.

 

Comment bien choisir son voyage sur mesure ?

 

C’est dans le nord que je me suis vraiment félicité du choix de l’agence. Un peu débordé par la pléthore des offres, j’ai utilisé le site QuotaTrip.com qui m’a permis de comparer les propositions et de sélectionner celle qui correspondait aux exigences particulières d’un voyage photo. Dans la région de Bac Ha, le guide a parfaitement compris ce que je souhaitais et m’a accompagné dans des marchés et des hameaux isolés. Sur la « route des photographes », j’ai été comblé par les superbes paysages de rizières en terrasses et les couleurs magnifiques. Paysages, mais aussi portraits et scènes de la vie quotidienne, saisis dans des villages à mille lieues de l’univers touristique. J’ai été heureux de pouvoir prendre mon temps et la moisson (photographique) fut abondante. Nul doute que je reviendrai au Viêt Nam…

Merci à Jules G, pour son témoignage !